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1 - LES DECORS

LES PIERRES DE FONDATION


Elles marquent le désir du possesseur de la maison de laisser une trace durable de son passage et de personnaliser son bien. Placée au voisinage de la porte piétonne parfois sur le linteau, elles épousent des formes variées : un rond, un ovale, un carré ou un rectangle. Au centre la date de la fondation, les noms des époux constructeurs et quelques fois leur enfants. A la partie supérieure, des formules appellent la protection divine : Pax Huic Dom (que Dieu apporte la paix à cette maison) ou des abréviations telles que D.S.B. (Dieu soit béni), D.O.M. (deo optimo maxima : au Dieu très bon, très grand). Encadrant le tout, des motifs floraux, des sculptures en ronde bosse figurant temples gréco-romains soulignent l’influence de la Renaissance.


LES MARQUES DE PROFESSIONS


Ces marques présentent un intérêt folklorique et historique. Celles qui sont sculptées dans la pierre sont très anciennes et datent de l’époque de la Renaissance ou de la première moitié du 17ème siècle. Particulièrement découvert dans les bourgs fortifiés où se tiennent marchés et artisans. Plus tardivement aux 19ème et 20ème siècle, les marques de profession faites de tôles découpées et de fer forgé sont l’œuvre de forgerons. Les girouettes placées sur certaines maisons indiquent non seulement la direction des vents mais aussi la qualité sociale de leurs habitants, la prééminence du laboureur sur le manouvrier. Elles signalent également la présence du lieutenant de louveterie, de possesseurs de grandes chasses, de meuniers, de tonneliers, de maréchaux-ferrants, de relais de diligences, etc… Plus rarement elles représentent des signes de protection, dragons menaçant les forces maléfiques, étoiles, ostensoirs, boules symboles de fécondité, anges gardiens sonnant la trompette du jugement dernier. Leur variété infinie exprime les actes de la vie rurale comme les superstitions et les craintes. Les bouquets de Saint-Eloi servent d’emblème aux maréchaux-ferrants et démontrent leur savoir-faire. C’est des pièces très décoratives de fers de tous types depuis le fer de labour jusqu’aux fers arabes et espagnols.


LE DIABLE SUR LE CIRCUIT DU "BON DIEU"



Emprunter le circuit de promenade dit «  du Bon Dieu », peut tout à la fois mener au paradis ou à l’enfer. Car si la beauté des lieux tient pour certains de l’Eden, le diable peut aussi rôder en quête d’âmes à conquérir. Prudence ! La promenade du circuit « du Bon Dieu » enchante en effet bien des amateurs de nature sauvage. La route menant à Neufmaisons (54) serpente délicieusement entre les sapins, épicéas et quelques feuillus qui ont résisté à l’ouragan « Lothar » du 26 décembre 1999. Et le site à peine enlaidi de ses arbres mutilés laisse toujours une étrange impression de mystère… Parvenant rapidement au lieu-dit le « Rouge Vêtu » où rôde autrefois le diable en personne. La légende prétend en tout cas que jadis, il tente d’entraîner une jeune fille qui se délecte de la beauté de la forêt. Celle-ci remarque toutefois une longue queue qui dépasse du manteau rouge de ce promeneur trop poli pour être honnête. Elle se signe et le diable disparaît aussitôt, épargnant ainsi la jeune fille qui reprend tranquillement son chemin et ne laisse pour seule trace de passage que le souvenir de son vêtement rouge dont il est inspiré pour baptiser les lieux.



L’ORATOIRE DU "BON DIEU"


Vers La Trouche, le long d’une ancienne piste sur le côté de la Meurthe & Moselle, en rive gauche du ruisseau du Charmois, se trouve l’Oratoire du Bon-Dieu. Il est construit en 1787 sur le territoire communal de Neufmaisons (54). A proximité de cet édifice, l’emplacement de l’ancienne maison forestière de ce lieu. Cette bâtisse voit passer les troupes de 1870 et également celles de 1914, toujours portées sur les cartes O.N.F. de 1952 et sur celle du SI Raon de 1966. Les ruines qui en reste aujourd’hui sont ensevelies sous la végétation.

LA LÉGENDE DU DIABLE 
ET DE LA POMME DE TERRE

Depuis 1634, la pomme de terre ne fait que prospérer dans la vallée de la Plaine, pas très loin de Raon l'Étape. A l'époque du départ des suédois, il n'y a pas encore assez de pommes de terre pour en manger tous les jours mais c'est déjà le plat du dimanche. Ces jours là, l'abbé JACQUEMIN brûle d'impatience pour se mettre à table. Il est répété dans la vallée, qu'un jour en récitant son Pater, au lieu de dire "donnez nous notre pain quotidien", il s'écrie : «donnez moi des pommes de terre avec du lait». Le bon Dieu dépêche Saint-Hydulphe sur terre lors de l'arrachage des pommes de terre. Le Rouge-Vêtu (le diable) avertit à temps se déguise en un pauvre vieux arrachant péniblement les pommes de terre. Saint-Hydulphe voyant ce bougre s'adresse à Dieu dans ces termes : « Accordez-lui Seigneur, la première chose qu'il vous demandera ». Ceci fait, il s'approche du faux paysan, le salue et dit « vous en avez de la chance de «bêcher» de si belles pommes de terre ! ». "Vous croyez, réplique l'autre, et bien, je voudrais vous voir à ma place car c'est toujours facile de faire le faraud pendant que les autres travaillent". Aussitôt dit, Saint-Hydulphe se transforme en petit vieux et le diable reprend sa forme première. Quand il a suffisamment de pommes de terre, il s'approche du feu et dispose les plus belle sous la cendre. Le diable qui observe ne peut s'empêcher d'en demander une à Saint-Hydulphe. Celui-ci en retire une et l'a béni secrètement, il la tend au rouge vêtu. Celui-ci mord goulûment puis la crache au loin. La pomme de terre bénie vient de faire dans l'estomac du diable, l'effet d'une braise rouge. Après le retour de Saint-Hydulphe au paradis, il est décidé que la pomme de terre sera punie pour avoir conduit l'abbé JACQUEMIN au péché et pour donner tant que mal à l'arrachage. La pomme de terre mordue recrachée par Satan, repousse en effet au printemps et fait souche portant les traces de morsures, des tâches de pourriture, c'est la gale verruqueuse.

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