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9 - LA POLICE MUNICIPALE



RÉTROSPECTIVE DES AGENTS MUNICIPAUX

( 1921 )

Brigadier MATTER Camille
et
agents THIRION Joseph puis THOMAS Noël

Sous la royauté, la ville de Raon l’Étape est déjà dotée d’une première structure de police dont un commissaire qui disparaît à la fin des années 1800 pour fonctionner sous l’autorité du maire. 

Dès 1834, il est trouvé à Raon l’Étape l’élaboration d’un règlement de police avec l’existence d’un commissaire secondé par un sergent de ville qui sonne le tocsin. La Neuveville-lès-Raon ne possède qu’un garde-champêtre. 


Vers 1847 sous le règne du roi de France, Louis-Philippe 1er, des archives précisent la réelle implantation d’agents de cette administration publique. Cette force existante connaît une présidence de Louis-Napoléon, premier président de la République des français. Les agents de police se tiennent à l’Hôtel de Ville jusqu’en 1913. 


En 1852, un décret réorganise la police municipale sur le plan national et le Préfet nomme monsieur DUHOUX Charles comme commissaire de police. 


De 1853 à 1865, la tâche essentielle de la police est d’interdire et de lutter contre la mendicité puis les vols qui sont réprimés. A cette époque, 6000 personnes vivent à Raon l’Étape. La police prend le service en tenue. Les brigadiers sont chargés de faire respecter les règlements sur les lieux publics : l’abattoir, la petite voirie, la halle aux grains implantée à l’Hôtel de Ville et le service de la mairie. Les gardes-champêtres ou gardes-cantonniers veillent sur les chemins communaux. 

Ensuite apparaît les premiers agents ( gardiens de la paix ) chargés de faire respecter la salubrité et la propreté puis les arrêtés municipaux concernant le balayage deux fois par semaine devant les domiciles, l’arrosage obligatoire à 7 heures puis 18 heures en juillet devant les maisons. Vers 1889 de nombreux débits de boissons (cabarets et cafés) existent dans la ville. Il y en a environ 48 pour seulement une quinzaine actuellement. Il est vrai que la cité raonnaise a besoin de ce commissariat créée avec l’arrivée en 1913 de la troupe sur la route de Celles sur Plaine où les casernes accueillent 1500 hommes. 

Par la suite, les débits de boissons et les dancings sont très fréquentés. Les propriétaires et gérants doivent fermer boutique à 23 heures sauf jour de fête. Deux marchés hebdomadaires, le mercredi et samedi animent ceux-ci. 

Pour les vélocipèdes « la petite reine » fait son apparition peu avant 1889, elle est réservée aux privilégiés. 
Quant aux véhicules mécaniques dont la première automobile apparaît à Raon en février 1893 avec monsieur Louis GEISLER, la vitesse en ville est de 8 km/h.




1834 - Procès-verbal d'élection des délégués 
4ème compagnie de fusiliers

RÉTABLISSEMENT DU COMMISSARIAT

En 1913, le café des Halles devant l’actuel théâtre est loué en novembre pour y installer le bureau du commissaire. 

C’est l’année de création d’un nouveau commissariat avec la nomination de ce fonctionnaire d’État à la tête du service de la police municipale qui a le grade de commissaire de police de 4ème classe. 

Monsieur BARTHE Édouard est alors commissaire et dirige la police de Raon pendant vingt ans. 

Le service devient permanent en plus de la gendarmerie. Il y a 5000 habitants en 1919. L’extension de la juridiction du commissaire est même étendue à la commune voisine de La Neuveville-les-Raon en 1920. 


En janvier 1914, le corps de garde du commissariat est installé dans la maison jouxtant la mairie. Une prison municipale y est instaurée. Cet immeuble est démoli en 1969 et seul reste la partie sur laquelle figure le buste de Robert TISSERAND et les plaques commémoratives. 


En 1919, la ville compte un commissaire, un brigadier et cinq agents. Trois autres agents sont nommés à partir de 1920. Dès cette année et par la qualité du service rendu de cette police raonnaise, elle voit sa juridiction s’étendre à la commune voisine de La Neuveville-lès-Raon entraînant ainsi l’évaluation à la seconde classe de son commissaire.


( 1921 )
Devant l'ancien commissariat, place Tisserand
le brigadier MATER Camille et l'agent KLEIN Julien


Agression de l’agent FABING Charles Eugène

En 1922, l’agent FABING est agressé et reçoit les soins du docteur CLARTE. 
Cet évènement entraîne : un service de nuit avec patrouilles, contrôles des débits de boissons, ronde au cinématographe, une service de jour surveillant le respect des règles d’hygiène, contrôle du poids, de la qualité et de la propreté des produits puis les agents se placent régulièrement en poste au tournant de l’hôpital (rue Jacques Mellez) afin de verbaliser les rares automobiles qui ne cornent pas à l’approche du virage.

LA POLICE MUNICIPALE AU 20ème SIECLE

Le commissariat quitte la place de la mairie (place Robert Tisserand) en 1930 pour venir s’installer dans le bâtiment des Halles situé rue Jules Ferry, à cinquante mètres de la gendarmerie. 
Dans ce même bâtiment, il est aménagé au rez-de-chaussée une salle de justice (secrétariat du Ministère Public) puis le commissariat comprenant le bureau du commissaire, le bureau des agents, deux salles et deux cellules de sûreté. 

En 1932, il y a 70 étrangers dont 48 italiens en résidence à Raon l’Étape. 

1934, la ville ne compte plus qu’une population de 4030 habitants à la suite des conséquences survenues au départ de garnison des 1500 hommes du 21ème Bataillon de Chasseurs à Pied. Sur délibération et décision du conseil municipal par souci d’économie, le 29 juillet 1935, les postes d’un agent de ville puis du commissaire sont supprimés. 
La responsabilité du poste de police est alors confiée au brigadier Charles Eugène FABING où il assure cette fonction jusqu’en 1944 avec les agents PEZZOLI Marcel, POIROT Jules et MAIRE Adolphe. S’ajoute la collaboration des deux gardes-champêtres de La Neuveville-lès-Raon, messieurs GEORGES Félicien et CUNY. Les riverains peuvent alors s’adresser à la gendarmerie et à la police pour un dépôt de plainte mais il s’avère qu’à partir de cette même date, ceux-ci sont dirigés uniquement vers la gendarmerie. 

Le fusionnement des deux communes de La Neuveville-lès-Raon avec Raon l’Étape le 1er janvier 1947 donne pour la police, une plus importante superficie à surveiller. 
Il est donc décidé que les deux gardes GEORGES Félicien et BECK Joseph en poste à La Neuveville, soient mutés à Raon pour être placés sous les ordres du brigadier Charles DUPRE. 

L’année 1979 est la réorganisation des moyens pour la police municipale qui circule à bicyclettes. Il lui est attribuée pour la première fois, une estafette Renault et deux cyclomoteurs. Elle est armée puis munie de radios et de deux équipements complets pour la circulation de nuit. 

Ensuite en 1985, un nouveau trafic Renault lui est versée en remplacement du premier véhicule. Elle est dotée d’un uniforme composé d’un blouson et d’une casquette. Dans la commune, l‘organisation et le commandement de la police où le service est donc étatisé, se trouve sous le pouvoir de l’autorité du maire. Cet élu a qualité d’officier de police judiciaire. Il dispose du personnel d’exécution qui se dénombre d’un gradé dirigeant des agents. Ils sont tous assermentés et ils ont qualité d’agents de police judiciaire adjoints. 

Actuellement la police municipale est omniprésente dans les rues de la ville, de jour comme de nuit. Elle est chargée d’assurer le bon ordre, la sûreté des personnes et des biens, la sécurité publique et exécute les directives données par le maire dans le cadre de ses pouvoirs pour les nombreuses tâches administratives variées. La police municipale travaille en collaboration avec la brigade de gendarmerie.

L’actuel poste de la Police Municipale est toujours situé dans ce bâtiment aujourd’hui classé. 

Aussi à une époque où beaucoup critique l’action de la force publique en générale, il paraît essentiel et utile de rappeler que l’activité de celles-ci et d’être tous les jours, partout dans la ville afin d’accomplir au service de la collectivité locale, leur travail, leurs attributions et leurs multiples fonctions.

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