Collection gratuite et virtuelle

Pour aider à améliorer le site, vous pouvez transmettre des cartes postales.
Scannez ainsi ces documents dans une résolution maximum en JPEG de préférence.
Envoyez-les ensuite à l'adresse suivantes : bsdjack@laposte.net
Toutefois aucune réponse ne sera établie sur demande d'achat de cartes.
BONNE VISITE ET MERCI

Retour index

7 - LA MARECHAUSSEE


HISTORIQUE


Par Édit du Roi Stanislas instituant une nouvelle maréchaussée en Lorraine, il est cité une brigade à Raon l'Etape relevant de la lieutenance d’Épinal (88).

En 1774, elle est composée d’un sous-brigadier qui commande deux cavaliers.

L’année 1791, cette brigade de «gendarmerie» est toujours rattachée à la 18ème Division de la Compagnie d’Épinal. 
Elle semble remplacée ensuite en 1793 par la brigade de Senones (88). Cette unité ne faisant pas partie des 16 unités de la compagnie d’Épinal.

En application de la Loi de Germinal An VI (1798), celle-ci paraît supprimée et en 1817 par décision royale de Charles X du 28 décembre 1828, cette brigade de Senones disparaît.
Une nouvelle brigade à cheval est créée à Raon l’Étape, rattachée à la lieutenance de Saint-Dié.

IMPLANTATION

Procès-verbal d'installation (1874)

La date de création de la brigade de gendarmerie de Raon l’Étape (Vosges) est incertaine. Selon un procès-verbal daté du 20 mars 1877 puis en vertu de la notoriété publique de l’époque, son installation remonte en 1822. Toutefois ce document mentionne le 25 juin 1833 comme indication d’intégration dans des locaux situés au 48 rue Jules Ferry. Le bâtiment appartient déjà au département. Cette unité est une brigade de gendarmerie à cheval commandée par un brigadier.

Par suite de la mise à exécution d’un Décret du 26 mars 1887, elle se place sous les ordres d’un maréchal-des-logis-chef (décision Ministérielle du 21 avril 1888). 
Ce 21 avril 1888, la brigade voit l’affectation d’un autre  maréchal-des-logis-chef GILBERT et le 1er octobre 1889 celle du  maréchal-des-logis-chef MICHAUX qui prend la tête de la brigade.

L’unité appartient à la 6ème Légion Bis et à l’issue à la 20ème Légion de gendarmerie. Le bulletin officiel (B.O.) numéro 07 de l’année 1900 fait état de l’affectation le 20 juillet 1900 du  maréchal-des-logis-chef PIERRET à la brigade de Raon l’Étape (Meurthe) mais la ville ayant toujours fait partie intégrante du département des Vosges, il y a lieu de penser que l’unité est intégrée à la compagnie de Meurthe & Moselle.

La 21ème Légion de gendarmerie est créée par Décret du 13 mai 1914 avec les compagnies des Vosges et de Haute-Marne. Elle a pour siège Épinal (88). C’est à cette région qu’appartient ainsi la brigade de Raon l’Étape.

Durant la première grande guerre, l’agglomération subit l’occupation allemande du 24 août au 12 septembre 1914. La brigade voit une partie de sa circonscription occupée par l’ennemi : Luvigny, Raon-sur-Plaine, Vexaincourt et Allarmont. Les autres communes Raon l’Étape, Laneuveville-lès-Raon, Etival Clairefontaine, Nompatelize puis Saint-Rémy restent en zone française. Après le recul des Allemands, les gendarmes qui suivent le mouvement des troupes françaises, reprennent possession de la caserne pour assurer un service normal jusqu’à la fin de la guerre. La 21ème Légion est dissoute par Décret du 19 mai 1923. 
La compagnie des Vosges est rattachée à la 20ème Légion qui a pour siège Nancy (54).

Aucun évènement ne marque la période entre deux guerres. L’effectif est d’un MdL-Chef et de cinq gendarmes logeant en caserne. 
Ce n’est qu’en 1932 que la brigade passe à pied. Le dernier cheval portant le nom de « La Souris » est emmené par le capitaine POUCHOT De ROUGEBLANC, qui commande la section de Saint-Dié (88) en septembre 1932.

La seconde guerre mondiale marque profondément le personnel de la brigade de Raon l’Étape. L’offensive allemande de mai 1940 contraint les gendarmes a quitter leur caserne le 14 juin 1940 pour venir finalement échouer à Villeneuve-sur-Lot (Lot & Garonne) et dans la région de Toulouse (Haute-Garonne). Les locaux sont alors occupés par les troupes allemandes durant quelques mois mais dès la fin de l’année, les gendarme reprennent possession des lieux. 
Le personnel doit prendre une part active dans la résistance. La presque totalité appartient au Groupe Mobile Alsace-Vosges (G.M.A.). Leurs actions ne passent pas inaperçues aux yeux de l’ennemi qui le 24 août 1944, vient procéder à l’arrestation de quatre d’entre-deux et sont déportés dans les camps de concentration où un seul en revient.

HOLDRICH Gustave -1911/1945 - porté disparu,
MARTIN Joseph -1913/1945 - porté disparu,
GERARD Albert -1902/1945 - décédé le 17 février 1945 au camp de BUCHENWALD,
CROISE Maurice a la chance d’échapper à la mort et reprend du service à la libération.
Il y a lieu de signaler aussi la mort du MdL-Chef GILLET Amédée, tué le 31 août 1944 en tentant de hisser le drapeau français sur un char alors qu’il se trouve en déplacement pour la garde des canaux entre Foug (54) et Void Vacon (55). 

En 1950, une plaque est apposée dans la caserne, en mémoire de ces morts pour la France. 

Après la guerre, l’effectif de la brigade territoriale est sensiblement augmenté, il est d’un adjudant et de sept gendarmes. Cinq logements existent à la brigade et trois sont à l’extérieur.

1885 - Gendarmes et leur famille devant le porche de la brigade
48 rue Jules Ferry 
1930 - Maréchal ferrand MANDRAS
rue Gambetta
1938/1939 - Remise de médailles dans la cour de la brigade
rue Jules Ferry
18.07.1938 - Garde PEZZOLI accompagné de gendarmes
lors d'un accident sur la route de La Trouche

UNE NOUVELLE GENDARMERIE

Jusqu’en 1970, la ville de Raon possède la plus ancienne et la plus vétuste caserne de gendarmerie du département des Vosges. Construite au début du 20ème siècle, ses logements sont insalubres, les sanitaires inexistants puis les locaux techniques réduits à leur plus simple expression. 

La nouvelle caserne de gendarmerie, construite en 1970-1971 avec huit logements et locaux techniques séparés, est fonctionnelle et s’intègre parfaitement dans son cadre naturel. Le coût de ce financement se révèle à 1.000.000,00 francs de l’époque. Il est indispensable de mettre à la disposition de ces militaires, des lieux décents, un bâtiment ne devant plus ressembler à un établissement pénitencier si afin de percevoir un recrutement normal. 

De nos jours et à partir de l’année 2010, un projet avait été élaboré envisageant l’implantation d’une construction neuve dans la zone artisanale des anciennes usines AMOS. Néanmoins divers quiproquos... laissent le temps s'écouler comme les murs...  

Construction de la brigade et le bâtiment familles (1970-1971)



Parmi les premiers locataires
Effectif de la brigade (1982)

Adjudant LOPEZ Armand
Maréchal des Logis Chef PUREL André
Gendarme WALTER Serge
Gendarme ARNOULD Adrien
Gendarme RENAULT André
Gendarme BEAUDOIN Jean Pierre
Gendarme FOURNIER Lionel
Gendarme LANNO Patrick


En 2017, la construction de la nouvelle brigade de gendarmerie se réalise sur les terres des bâtiments de l'ancienne usine Amos et Cie.


Autres pages : Accueil 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10